Bilan de mi-saison avec Luc Chauvel : Une nouvelle impulsion!

received_10208270224533807C’est un fait bien connu, la vision n’est pas la même depuis le banc et depuis les tribunes. Alors Luc nous a donné carte blanche pour un long entretien sur cette période difficile. Avec les qualités qui le caractérisent, il nous répond  sur la remise en cause qu’il a du effectuer sur ses méthodes et son groupe. Et nous livre les ingrédients qu’il a utilisé pour tourner définitivement cette page, pour poursuivre cette construction de l’équipe et du club et transmettre sa philosophie, ses valeurs.

Fanatics : Luc, pour toi, quelles sont  les raisons de ces mauvais résultats de début de saison?

Luc : Il y a plusieurs choses qui se sont accumulées. Déjà on avait un statut en début de saison, où l’adversaire se transcende à chaque fois contre nous. Beaucoup de jeu d’attente : des équipes qui défendent et qui attendent nos erreurs et les contres. Des physionomies de matchs se ressemblaient et s’enchaînaient un peu. Soit des débuts de match un peu catastrophique, soit une nette domination où on arrive pas à concrétiser et derrière on se fait prendre en contre. Puis, une fois que la confiance est partie, c’est très difficile de revenir.

On a manqué d’investissement sur les matchs. L’équipe a fait preuve de suffisance pas mal de fois. Ou en tout cas ne pensait pas forcément qu’il faudrait mettre le bleu de chauffe tous les samedis soirs. Malheureusement, ça s’est passé sur un ou deux matchs. Et puis derrière c’est compliqué de remettre la machine en route. Quand on est passés à un match par semaine, tu as toute la semaine pour ruminer. Moi aussi, quand je suis pas content, je leur donne pas forcément l’envie de prendre du plaisir sur la glace. Du coup tu rentres dans une spirale négative où tout pèse.

Avec un peu de recul, je pense que les garçons venaient à l’entrainement juste pour venir à l’entrainement. Ils ne vLuc_Chauvel_512x512enaient pas chercher quelque chose pour s’améliorer. Ce qui était vraiment déroutant aussi et que j’ai mis du temps à comprendre, c’est que la semaine se passait vraiment bien. Je ne voyais pas de signe me disant que le Samedi ça allait être compliqué . Les garçons se donnent bien autant sur la glace que hors glace, mais le Samedi, il n’y avait pas ce petit plus qui pour moi est essentiel. Un match ça reste la fête de la fin de semaine où on s’envoie comme un malade.

Fanatics : Est-ce que notre équipe a un problème de mental?

Luc : C’est plus complexe que ça. Parce que sur le début d’année, où personne ne se prenait trop la tête, on voit la qualité de chaque joueur. On a pu voir des qualités intéressantes dans le groupe, même mentalement. Je pense au match contre Tours. Ce n’était pas forcément un match facile, on ne fait pas un match extraordinaire, mais mentalement le groupe est présent. Là je pense qu’on a plus des joueurs qui n’ont pas pensé à faire les efforts nécessaire en se disant : voilà c’est de la D1, on a du temps. Et c’est vrai qu’on avait plus de temps, plus de possession du palet, plus de shoots. Mais ça ne suffit pas.

Fanatics : Quelle est ta vision sur l’entente entre les joueurs?

Luc : C’est des copains. Là où je suis un peu en décalage là-dessus, si c’est vraiment des copains, on ne peut pas faire des matchs comme ça. A un moment donné il faut se dire les choses. Cette nouvelle génération a un peu de mal à se dire les choses, il faut être bien avec tout le monde mais on a du mal à prendre la réalité en face, on est souvent sur la défensive. Y’a vraiment pas une mauvaise ambiance, mais ce n’est pas une ambiance de compétiteurs. Il faut que le Samedi ça soit quelque chose de pétillant, il faut que ça pétille!
received_10208270227973893Moi aussi, je pense que j’étais pas mal présent. Ca fait 4 ans que je suis coach de cette équipe. Je suis très présent au sein du groupe et du coup il fallait que je leur laisse du temps de parole entre eux, les laisser se responsabiliser et de trouver leurs propres solutions à l’intérieur de tout ça. Aujourd’hui on sait que le club a mis en place une structure professionnelle, la même qu’en Magnus avec staff médical, préparateur physique, la glace tous les jours. Après il y a un système de jeu, la vidéo, tout ça … Les garçons sont vraiment dans un cadre professionnel mais pour se l’approprier, ils doivent pouvoir s’exprimer.

Fanatics : Ça veut dire qu’on est dans le confort à Caen?

Luc : C’est une vraie question qu’on s’est posé dans notre mode de fonctionnement. Pour moi, l’objectif c’est que les joueurs soient professionnels, donc qu’ils n’aient rien d’autre que le hockey à penser. J’ai mis une structure en place autour de ça. Malheureusement les joueurs ne fonctionnent pas comme moi j’aimerais. J’y mets mes ingrédients, j’y mets des choses mais il faut que tout le monde adhère à ça.  Il fallait remettre les choses à plat, remettre du dialogue et de la communication dans tout ça.  Ce n’est pas de la mauvaise volonté de leur part, c’est le quotidien tout ça.

Après, on reste un sport mineur: on se déplace en bus couchettes, on mange pas au resto le soir, mais dans les vestiaires. Si tu veux faire du sport de haut niveau, l’environnement doit être là et tu ne dois penser IMG_3523qu’à ça. Il y a cette part de confort mais qui n’est pas superflu. Et il y a l’autre partie de ça, où on peut parler de l’ancien temps, où le Samedi soir peu importe ce qui se passait, ça restait quelque chose de sacré. C’est peut être ce décalage que j’ai avec ce groupe de temps en temps. Je sais que c’est là parce que que ce soit eux, le comité directeur, les supporters…personne n’est là pour saboter le truc. Il faut juste qu’on réussisse à avancer dans le même sens et que tout le monde comprenne les tenants et les aboutissants de chacun.

Fanatics : Est-ce qu’on ne paie pas certains paris dans le recrutement?

Luc: Je vais te dire très simplement comment on a monté l’équipe. J’ai donné les responsabilités à des cadres Français, c’est ce qui m’intéresse dans ma manière de voir les choses. Je suis allé chercher des jeunes étrangers à l’attaque. Il y a une question de moyens, il ne faut pas se le cacher. Mais c’est également quelque chose qui m’intéresse, de travailler avec des jeunes joueurs pour qu’on soit comme une passerelle et qu’après ils puissent aller dans des clubs de plus haut niveau. Et on avait construit la défensive avec Séva pour créer un équilibre. Séva avait plutôt un rôle de défenseur défensif avec Aurélien et Martin qui allait apprendre ce rôle là et puis j’avais trois autres défenseurs plutôt à vocation offensive donc il y avait un équilibre de fait. Malheureusement pour des questions financières mais aussi administratives (les visas c’est très compliqué) le club n’a pas pu donner suite au contrat de Séva et ça a déséquilibré cette organisation défensive. received_518631071635472En plus avec le manque de résultats, certains joueurs n’ont pas pris leurs responsabilités dans tout ça. Mais j’essaie de parler au passé à propos de ça parce qu’on a mis les choses sur la table. Prendre des responsabilités ce n’est pas simple. On les veut, mais les prendre c’est toujours quelque chose de plus compliqué. Aujourd’hui c’est surement ça qui a manqué en début d’année. Les joueurs cadres se sont mis peut être dans une position : on a les responsabilités mais on va attendre que les autres avancent aussi.

Fanatics : On a eu des difficultés au poste de gardien aussi. Est-ce qu’il ne faut pas faire plus jouer la concurrence?

Luc : Depuis le début de la saison, il y a des éléments pour lesquels je suis tombé de haut, mais Quentin je savais que ça allait être compliqué à un moment donné : première année de premier gardien, jeune, techniquement pas épuré (c’est un gardien d’énergie, capable de faire des arrêts extraordinaires mais qui a besoin de constance). Donc j’étais préparé à ce que Quentin connaisse des périodes difficiles comme ça. Malheureusement la période difficile a duré parce que l’équipe n’a pas su se donner  des largesses. Quentin avait besoin d’emmagasiner des matchs. Il a un apprentissage à faire. Moi j’avais besoin qu’il comprenne que prendre un mauvais but ça peut arriver, mais derrière il faut garder l’équipe au score.

received_537195033112409A la base, j’ai pleinement confiance en Quentin. A l’entrainement durant la semaine, ce que je dis à mes deux gardiens, c’est : « Faites-moi me poser des questions ». Si la décision de savoir qui va démarrer le match est toute simple, alors il y a quelque chose qui ne s’est pas passé à l’entrainement. Et les décisions ont été compliquées quelques fois. Donc Greg joue son rôle de deuxième gardien là-dessus.

Fanatics : Est-ce que tu as senti ta place menacée?

Luc : A partir du moment où j’ai pris cette responsabilité, où le club m’a proposé de prendre l’équipe première, je me suis tout de suite mis dans la tête que ça peut se terminer du jour au lendemain. C’est aussi pour ça que j’ai accepté de prendre l’équipe première, la décharge d’adrénaline. Donc oui, c’est la première chose à laquelle on pense, et ça reste mon moteur cette pression. Je ne me suis jamais mis dans une situation confortable, pour moi ça fait partie du métier. On est pas irremplaçables et c’est dans l’air du temps de sortir l’entraîneur.

D’un autre côté, le club a rapidement demandé que j’apporte des solutions mais m’a très vite apporté son soutien… pour la fin de saison déjà. Après, on reverra tout ça en fin de saison mais je me suis senti soutenu. Le président et le bureau directeur ont mis des choses en place et m’ont demandé de changer des choses dans ma manière de faire. C’est une vraie remise en question au quotidien. Je me remets en cause assez facilement, mais il fallait aussi que je me remette en question dans mes méthodes. Elles ne correspondaient pas puisqu’il n’y avait pas les résultats escomptés. C’est ce que je me suis attaché à faire, changer mes méthodes de travail, de communication. C’est un autre métier, on s’éloigne un peu de la glace.

Fanatics : On a entendu parlé du soutien d’un coach. En quoi ça consiste?

Luc : C’est un coach en performance qui intervient principalement dans les moment de crise, en entreprise notamment. Le président m’a mis en IMG_3524relation avec cette personne-là. L’idée est que je trouve des solutions en ayant trouvé les bons leviers pour que le groupe adhère et parle le même langage que moi. Je suis pas un « vieux con », on n’est pas dans un conflit de génération, mais on ne fonctionne pas de la même manière. Ce qui est très simple ou normal pour moi, les moteurs qui m’auraient fait avancer en tant que joueur, ce n’est pas ce que eux peuvent percevoir exactement. Ce coach-là m’a permis d’ouvrir les possibilités et de voir qu’il y a des solutions juste là. Ce coaching m’a m’aidé à prendre des décisions. Parce que je suis quelqu’un qui marche à l’émotion et à l’affectif.

Fanatics : Et ça ne te donne pas envie de reprendre la glace?

Luc : Moi, ça fait 8 ans que j’ai arrêté : il y a un temps pour tout. Je reste très confiant dans mon groupe. Je crois en ce que je mets en place. Maintenant, il faut que je trouve le bon moyen de communiquer auprès de mes joueurs pour qu’ils adhèrent à ça. Aller courir aujourd’hui, ce n’est pas une punition, c’est juste nécessaire pour ré-attaquer la glace, pour être bien Lundi, pour améliorer leur performance!

Pour le hockey, en tant que coach, on part avec notre bagage de joueur, d’entraîné. J’ai toujours entraîné les jeunes mais le management c’est IMG_3521quelque chose qu’il faut apprendre. Il y a quand même 22 joueurs dans le vestiaires, qui ont leur propre ressenti, leur propre manière de penser ou de vivre le hockey. Si notre moteur c’est le hockey sur glace, on ne met pas tous le même carburant dedans. En tant que joueur, dans le vestiaire, on ne se posait pas ces questions-là. Aujourd’hui, il y a quelque chose de différent dans l’approche de tout ça par les jeunes. Ce n’est pas un problème, ils ont leurs qualités, mais il faut trouver le bon branchement pour leur parler et pour les emmener là où on veut.

Au fond, maintenant, ce qui m’anime c’est de voir mon équipe prendre du plaisir sur la glace. Je ne veux pas voir une équipe se débattre, je veux voir une équipe se battre

Fanatics : Comment ça s’est passé pour le changement de capitaine?

Luc : C’est moi qui ai décidé. Ça a été une vraie cassure, une vraie rupture. A partir du moment où le club m’a donné la confiance de continuer à travailler avec ce groupe là. Il fallait que moi je change pour pouvoir apporter quelque chose de différent. Pour moi le capitanat, c’est quelque chose de très symbolique, je ne le fais pas voter dans le vestiaire. Ce sont vraiment mes choix. Et puis avec Thibault, on se connait depuis très longtemps. C’est ce qu’on a eu comme discussion. J’ai une part de responsabilité : je n’ai pas donné le rôle exact à suivre, ce que j’attendais de lui exactement. On était dans une routine depuis trois ans où je prenais beaucoup de place. Je n’avais pas laissé cet espace au capitaine et puis lui n’a pas pris cet espace-là non plus. C’était un choix très difficile. Ce que je peux dire, c’est que Thibault l’a accepté et surtout est à 100% pour que ce choix soit bénéfique pour le groupe. J’ai pu changer ma communication avec mon capitaine, mettre un nouveau fonctionnement au sein du groupe.

received_518632591635320Bobby, est celui qui m’est apparu instinctivement dans ce travail que j’ai pu faire sur moi et sur le groupe. Il a déjà vécu le capitanat à l’université. Il est proche des joueurs. Ce n’est pas un aboyeur mais quelqu’un de prévenant, il a toujours un mot pour les joueurs quand ils ont fait un bon match, même si le match est perdu. En plus il a eu à faire à ces méthodes de management un peu nouvelles sur le groupe, plus Nord-Américaine. Je ne le savais pas avant, mais quand on a mis ça en place c’était concret pour lui. Il est anglophone, mais ça permet au groupe de se débrouiller pour bien comprendre le message qui est envoyé.

Fanatics : Cette victoire 13-0 face à Toulouse, c’est le début d’une nouvelle période?

Toulouse : J’ai vu des prémices dans le match contre Courbevoie. On ne peut pas commencer de plus mauvaise manières, un but au bout de 7 secondes. Dans la période mentale où se trouvait le groupe ce n’était vraiment pas simple de partir avec un but de retard. Il y a eu plein de choses qui n’allaient pas non plus mais dans l’état d’esprit, c’était les prémices. J’ai trouvé que le groupe n’avait pas baissé les bras sur la longueur du match. On a eu des occasions de but. J’ai vu aussi que Quentin avait réussit à tenir dans des moments importants. On a fait trop d’erreurs individuelles pour gagner ce match là mais collectivement, il y avait du positif. Et puis il y a eu cette forme de révolte au sein du groupe pour dire : « Raz le bol » Il va falloir casser cette dynamique de défaites. Ça a permis de retravailler sur tout ça toute la semaine avant le match de Dimanche. Contre Toulouse, tous les voyants sont au vert malgré un début de match un peu tendu. J’ai revu les garçons prendre du plaisir à jouer, avec le sourire, tenter des choses.

On va minimiser aussi ce résultat parce que Toulouse n’est pas dans une situation facile non plus. Mais je vois ça comme un symbole : le début de notre pente descendante s’est fait contre Toulouse, cette victoire clôt cette mauvaise période.

Fanatics : Tu as fait revenir Olivier Vandecandelaere dans l’équipe première; Est-ce que cela va finir de ré-équilibrer la défense?

Luc: Il fallait ramener de la concurrence, couper cette hémorragie puisqu’on a pris beaucoup de buts. On a parlé de Quentin, mais il n’y a pas que lui. Il y a aussi toute la défensive là-dedans et il faut rapporter un équilibre. Voilà aussi pourquoi Olivier est revenu. En plus, j’avais besoin de quelqu’un qui parle le même hockey que moi, quelqu’un qui s’est construit dans le travail, qui a une vision de ce qu’est une équipe qui a envie de gagner. Il a énormément d’expérience. Quand je lui ai proposé cette mission, parce qu’on est en mission, il l’a prise à bras le corps. Je pense que ça va insuffler quelque chose de nouveau et il va pouvoir apporter sa vision dans le vestiaire, parce que je lui ai donné carte blanche. Il va être garant de valeurs que je veux voir sur la glace : se donner à 100%, être dur sur l’adversaire, être dans la gagne…

received_518632448302001Et puis, il y a le cas d’Aurélien. Ça râle beaucoup côté supporters, je le comprends. Mais on a mis en place un nouveau fonctionnement qu’on ne connaît pas en France. On est là pour que le garçon puisse élever son niveau de jeu et aller vers le haut niveau. Le joueur peut aller dans un club plus élevé, mais pour jouer. C’est un système qui fonctionne pas trop mal, puisqu’Aurélien a été appelé en équipe nationale.

Fanatics : Est-ce que Caen n’est pas le parent pauvre de l’accord?

Luc : Même Rouen ne pensait pas qu’il serait autant retenu. Et puis ses performances à Rouen font que l’entraîneur ne se pose pas de question quand il a besoin de lui. Ils sait maintenant qu’il peut compter sur lui. Alors on a une discussion avec Rouen pour savoir où il jouera, il y a une vraie communication entre nous, et il nous l’ont déjà laissé alors qu’ils en avaient besoin.
Malheureusement, on a pas assez de réserve pour pallier à ses absences. C’est là que c’est pas simple pour le coach , surtout dans les périodes difficiles. Il y a tout un système de licence bleue à mettre en place et ce n’est pas évident. Donc c’est perfectible mais pour une première année de fonctionnement, c’est satisfaisant. Aurélien joue à fond, il est revenu un Samedi à Caen après la Continental Cup pour repartir jouer à Rouen le Dimanche en U22. Ce n’est pas toujours évident pour nous, mais je pars du principe que quand Aurélien reviendra avec nous, il aura encore pris une autre dimension.

C’est un projet sur du long terme pour avoir des jeunes joueurs régulièrement dans les équipes premières. Il leur faut de la compétition. Malheureusement à l’heure actuelle, en U18, U22 que ce soit Elite pour Rouen ou Excellence pour nous, les garçons n’ont pas assez de compétition et ne prennent pas suffisamment d’expérience. Ils n’ont pas besoin de travailler physiquement, ils prennent des mauvaises habitudes La plupart du temps, ils gagnent 15-0, puis il y a trois matchs importants dans la saison, c’est la finale. Et à la finale, si tu en perds un, tu ne peux pas aller plus haut. Il y a du talent chez les jeunes, mais il n’ont pas suffisamment de match, de concurrence et ils arrivent avec un bagage pas suffisamment important. En travaillant avec Rouen, on réunit Junior Elite, D3, D2, D1, Magnus. L’idée c’est de créer un parcours pour des joueurs de 17/18 ans. Mon idéal c’est d’avoir une équipe d’une trentaine de joueurs et de les faire jouer en fonction de leur performance : tu es performant tu joues, tu n’es pas performant, tu vas jouer dans le niveau en-dessous mais c’est pas grave, tu vas jouer quand même. Et pas emmener les gamins à l’autre bout de la France, pour monter deux fois sur la glace. C’est tous les schémas qu’on voit en Suisse, en Scandinavie ou aux Etats-Unis. C’est une mise en place pour le futur et avec Fabrice Lhenry et Ari Salo, on y croit.

Fanatics : Quelles sont tes satisfactions sur la période?

received_537195036445742Luc :  Dans les satisfactions, il y a Karl. C’était un point d’interrogation. Ça reste un jeune joueur, ses performances ne sont pas régulières. Mais c’est un garçon qui a un potentiel incroyable. Il met deux fois seulement un but sinon c’est des triplés, des quadruplés. C’est un jeune, on le savait, c’est sa première expérience professionnelle,il a plein de choses à apprendre et c’est un point de satisfaction. Il y a ensuite Bobby qui pris ce rôle de Capitaine à bras-le-cœur. Et puis les cadres qui ont pris conscience qu’il allait falloir mettre les bouchées doubles pour avancer. Tout ça c’est une satisfaction. On est dans le moment présent. On va y aller, pour relever les défis et avancer.

On aura bien le temps à la fin de la saison de mettre le pour, le contre mais pour l’instant ce qui compte c’est l’objectif d’atteindre minimum cette huitième place et les play-offs. Je crois énormément au groupe, même dans les périodes où j’avais envie de leur mettre des baffes. Je suis content d’avoir pu changer mes méthodes pour faire évoluer les choses. Quand les résultats ne sont pas là, il faut y aller différemment. Sans s’écarter de trop de ses convictions et de sa philosophie. Pour 2016, je souhaite qu’on reprenne tous du plaisir à vois ces Drakkars sur la glace.

Fanatics : Qu’est-ce que tu voudrais dire au public? aux supporters?

Luc: J’ai vraiment envie de voir cette patinoire s’enflammer le Samedi soir. On est les principaux acteurs, il faut qu’il y ait les moyens de s’enflammer. On pensait vraiment avoir de l’oxygène pour faire ça en D1, mais on a remis les choses en place pour recréer cette dynamique. Il y a beaucoup de fidèles et c’est important pour se sentir épaulés. Continuez à venir encourager les jeunes Drakkars. On a cette chance-là. Ce sont des garçons que vous pouvez croiser dans la rue, à l’université. On a beaucoup de jeunes du club qui sont Caennais. Venez nombreux et j’espère vraiment qu’on va vous apporter du plaisir pour la fin de saison.

IMG_3522Et je voulais vous remercier, c’est pas toujours évident de faire les déplacements, d’être là les Samedis soir. Je sais ce que ça représente. Je voulais vous remercier de ces nombreuses années de soutien, de fidélité et qu’on se donne tous envie de remettre un euro dans la machine pour continuer.

 

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